Dans un groupe comme le nôtre, il est facile de croire que l'objectif se résume à un chiffre : une glycémie, un taux de cétones. Ces chiffres sont intéressants, motivants et utiles. Mais s'ils sont des repères utiles, ils représentent un piège.
Ce que nous recherchons réellement, c'est la HEALTHSPAN : le nombre d'années vécues en bonne santé, sans maladie chronique, sans handicap et sans dépendance prolongée. La durée de vie, c'est simplement la durée de notre existence. La médecine moderne a réussi à prolonger la durée de vie (principalement grâce aux médicaments), mais statistiquement, la healthspan de vie en bonne santé diminue. Les stratégies d'amélioration : maintenir une bonne santé métabolique grâce à une bonne alimentation, une activité physique régulière (cardio et musculation), un sommeil régulier, des liens sociaux solides et en minimisant les aspects toxiques de la vie moderne.
Notre véritable objectif est de réduire l'écart de 9 à 12 ans qui existe généralement entre la durée de vie en bonne santé et la durée de vie. Une alimentation low-carb améliore la santé métabolique, le meilleur indicateur de la durée de vie en bonne santé dont nous disposons. Les cétones ne sont qu'un des signaux indiquant un meilleur fonctionnement des mécanismes sous-jacents.
LES RÉELS BIENFAITS D'UN RÉGIME PAUVRE EN GLUCIDES
Premièrement, un régime low-carb réduit l'exposition chronique à l'insuline. C'est important car l'insulinorésistance et l'hyperinsulinémie sont des facteurs déclenchants de nombreuses maladies chroniques : maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, stéatose hépatique et maladies neurodégénératives. On peut avoir une glycémie « normale » pendant des années tandis que l'insuline cause des dommages en silence.
Deuxièmement, une alimentation low-carb améliore la flexibilité métabolique, c'est-à-dire la capacité à utiliser différents substrats énergétiques sans perturbation. C'est ce qui permet d'espacer les repas, d'éviter les coups de fatigue, de mieux récupérer après une maladie et de mieux gérer le stress. La rigidité métabolique, plus encore que le vieillissement, est un facteur de fragilité.
Troisièmement, un régime low-carb réduit durablement l'inflammation systémique, un facteur silencieux à l'origine de presque toutes les principales maladies non transmissibles. Il ne s'agit pas de l'inflammation au sens de la douleur ou du gonflement, mais de l'activation immunitaire de bas grade qui érode lentement les tissus, les vaisseaux sanguins et les fonctions cérébrales sur des décennies.
Quatrièmement, une alimentation low-carb rétablit la régulation de l'appétit. La faim s'atténue. La satiété est mieux perçue. Il ne s'agit pas de volonté, mais d'hormones qui recommencent à envoyer des signaux fiables.
Alors, quel est l'impact réel ? En termes de probabilités, les diagrammes circulaires ci-dessous sont basés sur mes recherches. Les couleurs foncées correspondent à de meilleurs résultats. À vous de choisir : où espérez-vous que le curseur se situe ?